Intimement liésMa vie au cœur des paysages jurassiens
En pâturant dans les prairies naturelles, les alpages et les fameux prébois, typiques des Montagnes du Jura, je joue un rôle essentiel dans l’entretien des paysages jurassiens. Ces espaces ouverts, mêlant herbe et arbres clairsemés, sont caractéristiques du massif et participent à sa biodiversité.
Rosalie
« J'incarne une agriculture de montagne vivante et durable, où l’élevage façonne les panoramas autant que les traditions locales. Avec ma robe blanche à taches rouges, je suis l'animal emblématique de ma région par excellence, une véritable ambassadrice du territoire.
Eh oui, comment imaginer le lac des Mortes, le sommet du Mont d'Or et tant d'autres paysages bien connus, sans troupeaux de montbéliardes ? »
D'où viens-tu Rosalie ?Mes origines et mes ancêtres
Si je suis si bien adaptée à mon environnement, c'est le fruit de plusieurs siècles de travail pour aboutir à la vache parfaite : moi !
Rosalie
« Ma race trouve ses racines dans la région de... Montbéliard bien sûr !
Au XVIIIᵉ siècle, des mennonites suisses débarquent, accompagnés de leurs vaches. Ce bétail, croisé avec les deux races locales, la Fémeline et la Tourache, permet de créer une vache robuste et bien adaptée aux rudes conditions locales. La race montbéliarde est née, et sera reconnue en 1889 lors de l’exposition universelle de Paris. Mes ancêtres se répandent alors rapidement dans toutes les Montagnes du Jura !
Depuis plus d'un siècle maintenant, les éleveurs ont affiné la race pour répondre aux exigences de l’élevage de montagne et à la transformation fromagère. Dans les Montagnes du Jura, plus de 90% des vaches sont aujourd'hui des montbéliardes.
La race est devenue si populaire qu'elle s'est exportée dans les Alpes et le Massif Central, puis un peu partout en France et en Europe. J'ai même aujourd'hui des cousines au Maghreb, aux États-Unis ou encore en Colombie ! »
Toute l'histoire de la race