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Grands itinéraires, Route de l’absinthe

Elle voit le jour en Suisse au XVIIIe siècle dans le Val de Travers, mais c’est via Pontarlier que l’absinthe des Montagnes du Jura distille ses arômes incomparables et sa folle réputation partout dans le monde. Vers 1900, la capitale du Haut-Doubs produit 15 millions de litres du légendaire élixir.

 

Des rivières aux cabarets, la fée verte distille les légendes

C’est même grâce à l’absinthe et à un incendie survenu le 11 août 1901 dans l’usine Pernod, que l’on découvre que la Loue est une résurgence du Doubs. Menacées d’explosion, les cuves d’alcool sont vidées de leur contenu dans les eaux du Doubs. Or, quelques jours plus tard, l’eau à la source de a Loue  présente la couleur et la saveur de l’absinthe.

 

Folle épopée franco-suisse

La fée verte s’insinue dans les légendes autant qu’elle s’affiche dans les cabarets, grandes brasseries et bistrots interlopes de Montmartre à Auvers-sur-Oise. Elle inspire les impressionnistes, enivre leurs muses, et réciproquement… Un engouement à la démesure de sa consommation extravagante. On dit qu’elle rend fou. La faute à la thuyone ; une molécule à l’origine de convulsions et autres phénomènes hallucinatoires largement répandus chez ses consommateurs assidus. Au point que survient l’interdiction en 1915. Une interdiction, heureusement levée en 2001 suite à l’action obstinée des distillateurs de Pontarlier, qui renforça le mythe et donne lieu à un véritable marché de contrebande. C’est cette formidable épopée franco-suisse que raconte la Route de l’absinthe. De plantations en séchoir, de distilleries en musées, de productions gastronomiques en festivités et de Pontarlier à Noiraigue (CH), toute la culture artémisophile se raconte…

 

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